Ca y est le coup d’envoi a été donnée mais ça n’a pas été facile.

Bon, je veux dire, souffler dans un sifflet c’est pas difficile, mais avant d’en arriver au moment libératoire à 18h00 hier soir, on en a un peu bavé.
Surtout bibi. Parce que mine de rien, dans mon service on s’est réparti le boulot par stade et le stade de Bâle c’est le mien. Et le premier match c’est celui ou tout le monde découvre des merdes au dernier moment, ou tout le monde est stress parce que mine de rien c’est pas un petit match, c’est LE match d’ouverture.
Je ne vous embêterais pas avec tout ce qui a pu se passer dans cette journée, commencée vers huit heures et demi le matin et finie à neuf heures le soir. Il s’est passé plus dans cette journée pour ce match là que dans toute la semaine précédente.
Non je vais juste vous raconter une anecdote pour que vous puissiez vous moquer de mois aussi puisque tout le booking se moque de moi depuis hier.
En fait, comme je vous disais tout le monde découvre un peu tout et nos amis d’une radio espagnole dont je tairais le nom, en arrivant au stade s’est rendu compte que la position commentateur qu’ils avaient louée n’était pas du tout équipée. Le gars arrive et il trouve une chaise, une table, une prise téléphone et une télé. Pas de micro, pas de casque et, surtout, pas de matériel de communication. Il appelle son chef de prod à Vienne, en panique, qui se pointe au bureau en nous suppliant de lui prêter un codec (le fameux matériel de communication). Il parait que sur site nos équipes en ont un pourris qui traîne dans un coin du bureau mais ils ont besoin d’un fax du booking pour leur prêter.
Moi ça me confusionne parce qu’on envoie pas de fax. On envoie des e-mails, on donne des coups de fils, mais je savais même pas qu’on avait des fax. Je prends le téléphone portable de mon client pour parler à mon collègue sur place. Sauf que mon collègue il est au stade de Bâle, au milieu de 40 000 personnes qui hurlent (faudra qu’on m’explique pourquoi y’a tant de bruit dans un stade encore une heure avant que les mecs rentrent sur la pelouse pour taper dans leur ballon, mais bon…) Je me présente mais mon collègue n’entend pas bien ce que je lui dit et je me bouche l’oreille, je parle de plus en plus fort et pour la troisième fois il me dit ‘vous devez contacter le Booking de UMET à l’IBC’ alors là je craque et je lui hurle dessus ‘LE BOOKING C’EST MOI’ !!!
Je me rend compte immédiatement que j’ai parlé un peu fort car tout le monde dans le bureau explose de rire et des têtes étonnées se tournent vers moi de partout dans le hall de l’IBC… J’ai un peu honte, mais mon interlocuteur semble avoir compris.
Résultat, nos amis espagnols ont pu commenter le match en direct sans problème mais moi, non seulement je suis pas le booking, mais en plus je suis la risée de mes petits camarades depuis lors…

Voilà c’est tout pour aujourd’hui. Mine de rien il y a encore 29 matches a couvrir comme il faut. Heureusement que le booking c’est pas seulement moi mais qu’on est plein :-)
La prochaine fois je vous montre des photos de ce fameux IBC (mon lieu de travail) et puis surtout des photos des trottinettes magnifiques qu’on vient de nous donner pour nous y déplacer.

En attendant, pour info, si vous la cherchez, c’est moi qui garde la coupe:

Cup-pih

A la revoyure !